Annick Girardin veut fixer avant la période électorale un cap pour l’avenir de la pêche française.

La ministre de la Mer l’a affirmé le mardi 4 janvier lors d’un nouveau point d’étape sur le plan d’action pour une pêche durable avec les représentants professionnels de la filière pêche française. Au cours de sa présentation faite aux membres du conseil du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), élargi à des représentants des organisations de producteurs et de la filière, dont le mareyage, elle a rappelé les trois grands axes de ce plan, qu’elle avait déjà évoqué lors des assises de la pêche en novembre et après le conseil des ministres européens des 12-13 décembre, avant d’en discuter avec le président de la République le vendredi 17 décembre.

Ces trois axes sont :

  1. l’amélioration des connaissances halieutiques, avec un renforcement du partenariat entre professionnels et scientifiques (un aspect également mis en avant à Sète en décembre, auprès des pêcheurs de Méditerranée)
  2. la modernisation de la filière pêche (y compris le mareyage) et le renforcement de sa compétitivité
  3. le renforcement de l’attractivité du métier de marin pêcheur et le développement de l’emploi maritime.

 Pour établir une feuille de route détaillée, censée mettre la filière sur de bons rails, Annick Girardin a missionné trois personnalités bien connues du milieu, suffisamment au fait des dossiers pour pouvoir lui remettre leur copie avant la fin mars :

 Certaines voix se sont élevées pour regretter qu’on parle beaucoup d’avenir et de long terme, alors que des problèmes urgents ne sont pas réglés (Jersey, 6-12 milles britanniques, quota de sole du golfe de Gascogne ou plan West Med). Le président du CNPMEM, Gérard Romiti, dans une déclaration liminaire, s’est voulu plus positif en souhaitant que cette mission débouche sur « un exercice prospectif à 10, 20 voire 30 ans pour aider notre secteur à prendre un nouveau cap et assurer son avenir ».

Tous espèrent éviter une période de flottement trop longue, alors que se profilent les échéances électorales des comités des pêches, à partir de la fin avril, ainsi que des élections présidentielle et législatives. Tout cela après les élections territoriales de Saint-Pierre et Miquelon, dès le 30 mars, auxquelles Annick Girardin pourrait participer.

 

Source : article dans le Marin, publié le 04/01/2022

 

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