Accompagner les marins à chaque étape de leur vie
Marin dans la Marine nationale pendant 18 ans, Jean-Baptiste décide de se reconvertir dans le travail social à 40 ans. Aujourd’hui, il accompagne les marins du territoire de Brest, qu’ils soient en activité ou retraités ainsi que leurs familles.
Arrêt maladie, baisse de revenus, accès aux droits, préparation à la retraite, maintien à domicile ou accompagnement des proches après un décès : les situations rencontrées sont variées et peuvent survenir à tout moment d’une carrière ou d’une vie. Son témoignage illustre toute la diversité des missions du Service Social Maritime et l’importance d’un accompagnement adapté aux réalités du monde maritime.
Écouter, comprendre et construire ensemble des solutions
Pour Jean-Baptiste, l’accompagnement social commence avant tout par l’écoute active. Prendre le temps de laisser une personne expliquer sa situation permet de mieux comprendre ses difficultés, mais aussi de repérer des besoins qui ne sont pas toujours exprimés spontanément.
À partir de cet échange, le travailleur social apporte des informations, vérifie les droits auxquels le marin peut prétendre et l’accompagne dans ses démarches. Si nécessaire, il fait également le lien avec les partenaires adaptés.
Mais une dimension reste essentielle : le marin demeure acteur de ses décisions. L’accompagnement se construit avec lui, en tenant compte de ses priorités, de ses questionnements et de son rythme. Certaines situations nécessitent du temps, de la patience et plusieurs échanges avant qu’une solution puisse être envisagée sereinement.
Pour Jean-Baptiste, la satisfaction tient souvent à des choses très concrètes : un marin qui retrouve l’ensemble de ses droits, un retraité qui aborde plus sereinement ses démarches ou, tout simplement, une personne qui quitte son bureau en se sentant plus légère.
Ne pas attendre que la situation se complique
À travers son expérience, Jean-Baptiste rappelle le rôle d’un service social de proximité, présent aux côtés des marins tout au long de leur parcours, de l’entrée dans le métier jusqu’à la retraite et au-delà.
Solliciter un tel service n’est pas toujours un réflexe. Certains peuvent hésiter, pensant que cet accompagnement est réservé aux personnes confrontées à de grandes difficultés.
Pourtant, une question, un doute ou un événement professionnel ou personnel peuvent suffire à justifier un échange. Contacter le SSM suffisamment tôt permet de mieux comprendre sa situation, d’identifier les dispositifs existants et, lorsque c’est possible, d’éviter que les difficultés ne s’aggravent.
