Un marin éprouvé par une carrière accidentée
Chef de cuisine après plus de 35 ans de carrière, Dominique a enchaîné les blessures : fracture grave du pied, hernie discale, ruptures tendineuses aux deux épaules, gestes répétitifs, fatigue chronique.
Un parcours jalonné d’interventions chirurgicales, d’arrêts longs, puis d’une décision médicale lourde : l’inaptitude définitive à la navigation, prononcée quelques mois avant sa retraite.
Le SSM, un guide dans un labyrinthe administratif
C’est lors d’un arrêt longue durée qu’il découvre le SSM : « Je ne pensais pas en avoir besoin. Au final, ça n’a été que du bénéfice. »
Son assistante sociale, Isabelle Poirier, devient alors son point d’appui. Elle lui explique :
- les conséquences de l’inaptitude,
- la procédure ENIM,
- ses droits à pension d’invalidité,
- la reconnaissance MDPH (20 %),
- la prime de licenciement,
- les démarches de reconversion professionnelle.
Elle coordonne médecins des gens de mer, médecins‑conseils, RH et compagnie maritime, et lui fournit une lecture claire d’un dossier complexe.
Un soutien crucial dans une période marquée par la douleur et l’incertitude.
De bénéficiaire à passeur auprès des jeunes
Aujourd’hui, Dominique intervient dans les lycées maritimes avec le SSM. Il y sensibilise les jeunes aux réalités du métier :
- risques musculo‑squelettiques,
- fatigue et manque de sommeil,
- glissades, port de charges,
- addictions,
- importance de consulter, de s’écouter, de se protéger.
Son message est clair : « Faut pas hésiter à contacter le SSM. On ne connaît pas assez nos droits, et elles nous éclairent vraiment. »
Un filet de sécurité devenu indispensable
Au‑delà des démarches, Dominique retient surtout l’accompagnement humain : une écoute, un soutien psychologique, un relais entre les acteurs du secteur maritime.
Un véritable équipage à terre pour aider chaque marin à maintenir le cap, même dans les plus grosses tempêtes.
